Le sacrifice aux échecs est un coup par lequel un joueur cède volontairement du matériel — un pion, une pièce mineure (cavalier ou fou) ou une pièce majeure (tour ou dame) — pour obtenir en échange un avantage d’une autre nature : une attaque décisive, un gain de tempo (gain de temps sur l’adversaire), ou une position structurellement supérieure.
Contrairement à une erreur simple, le sacrifice est intentionnel et calculé. On distingue deux grandes familles : le sacrifice tactique, où la compensation est concrète et forcée (mat en quelques coups, regain du matériel avec intérêt), et le sacrifice positionnel, où la compensation est plus diffuse — une meilleure coordination de pièces, un roi adverse affaibli, ou une initiative durable. À 800-1400 ELO, la grande majorité des sacrifices à maîtriser sont d’ordre tactique.
En pratique, avant d’exécuter un sacrifice, posez-vous deux questions : « Que gagne mon adversaire concrètement ? » et « Qu’est-ce que j’obtiens en retour ? ». Si vous ne pouvez pas répondre précisément à la deuxième question en calculant au moins deux ou trois coups à l’avance, il vaut mieux ne pas jouer ce coup. Un sacrifice non calculé n’est qu’une perte de matériel.
